Culture : Expo TAL COAT "En devenir" Au musée de Pont-Aven, jusqu'au 10 juin prochain

14 mai 2019


Vol d'oiseaux - credit photo Y.J.

Profitez des beaux jours printaniers pour découvrir Pont Aven, charmante petite bourgade proche de Quimper et à 12 kms des plages.

Pont Aven c’est la peinture avec les artistes qui s’y installent et la couleur de ses anciens moulins, de sa rivière argentée et de l’univers de Gauguin. C’est aussi la gourmandise avec les fameuses galettes, sans oublier le côté nature avec ses espaces de verdure calmes et sereins. 

Le musée de Pont aven fait partie du circuit avec l’exposition consacrée au peintre Tal Coat, en partenariat avec le Domaine départemental de Kerguéhennec en Morbihan et sa Fondation Tal Coat.


Pierre Jacob, né en 1905, fils de pêcheur, prend le nom de Tal Coat qui signifie « Front de bois » en breton. Il dessine très jeune, dès l’âge de 12 ans. Influencé et attiré par « la matière », il est notamment apprenti forgeron ou mouleur à la faïencerie de Quimper. Des rencontres liées au monde de l ’art ou de la littérature vont nourrir la vie de celui qui dira que « seul l’instant compte ». De grands peintres, des personnalités du monde de l’art ou même des écrivains ont croisé son chemin : Auguste Fabre, Henri Bénézit, directeur de la galerie Fabre et un peu plus tard Gertrude Stein (dont il fait un étonnant portait, présenté dans l’exposition), mais aussi Francis Picabia, Alberto Giacometti, Ernest Hemingway, Blaise Cendrars…


Figuratif, il cherche à toujours être le plus proche du réel. Il peint notamment, la célèbre Femme aux bas rouge ou l’Arlequin…Ses tableaux traduisent la violence de ce qu’il ressent, notamment en lien avec la guerre d’Espagne, et qui symbolise toutes les guerres. Il précise : « Le thème des massacres, c’est aussi ma révolte contre l’injustice en rapport avec l’histoire et avec mon expérience d’enfant de la guerre ». Tal Coat s’installe à Aix-en-Provence en 1941 et ces paysages vont lui permettre d’affirmer son œuvre, et au breton d’apprivoiser les lumières du sud. Sa recherche de la « matière » s’associe à celle de la nature imbriquée à l’humain, au minéral et à l’animal. Ses longues marches en montagne, ses découvertes archéologiques l’inspirent ainsi que certains éléments de la nature comme des cascades, des arbres, des parois rocheuses, ou un envol d’oiseaux…  Il traduit ce qu’il voit sous forme de cassures, de failles, d’arrêtes dans des surfaces de couleurs quasi monochromes.


Dans les années 50, Tal Coat devient un peintre reconnu en exposant à la Galerie Maeght à Paris, ou la même année lorsqu’il représente la France à la Biennale de Venise. Ses expositions se multiplient à travers le monde : Paris, Londres, New York, Berlin, Tokyo, …En 1976, une rétrospective est présentée de son vivant au Grand Palais.  Il est apprécié et fait partie de la collection de Claude et Georges Pompidou. Son amour de la nature et de la marche le fait évoluer et aller jusqu’au bout de sa quête de liberté artistique et d’étude. Faux abstrait, il rompt avec la représentation classique de la nature mais va la dessiner de façon plus réelle et concrète. Il cherche à exalter les nuances de lumière, à l’identique de ce que produit la nature en griffant, en ajoutant des passages successifs de couleur, en faisant vivre la matière. Il aime expérimenter les encres, les papiers, les couleurs, les pigments, en recherche constante d’équilibre entre lumière et matière…


L’écrivain Jean Grenier résume bien l’œuvre de l’artiste à travers cette citation : « Pour montrer comment un rien peut faire vibrer une surface et lui donner l’animation et la profondeur, Tal Coat prend un éclat minuscule de silex blanc et le place en un point d’une toile qui lui sert de test et tout de suite la lumière se répand, la vie se crée ».
L’exposition est un véritable hommage à cet artiste méconnu du grand public mais apprécié du monde de l’art, songeur et déterminé dans sa personnalité et que l’on retrouve dans certains grands musées, comme au Centre Pompidou à Paris.
Le Musée de Pont-Aven, par cette exposition, entend poursuivre son projet scientifique et culturel en approfondissant et diffusant la connaissance sur les artistes attachés à la Bretagne et imprégnés des théories modernes de l’art.

Musée de Pont Aven
Le Musée de Pont-Aven est né le 29 juin 1985. Son objectif est de faire connaître la vie artistique de Pont-Aven depuis les années 1860 et l’établissement d’une première colonie d’artistes américains, jusqu’à la peinture bretonne du milieu du XXe siècle, et de développer un travail d’étude la concernant.

https://www.museepontaven.fr
Domaine de Kerguéhennec

En 2010, le Département du Morbihan a décidé de créer, au sein du Domaine de Kerguéhennec, propriété départementale, un centre de recherche et de création consacré à l’œuvre et à la vie de Pierre Tal Coat (1905-1985). Depuis cette date, le Département constitue, par voie de don et par acquisition, une collection désormais riche de quelque 1200 œuvres dont plus de 400 gravures et 500 dessins. Des expositions y sont régulièrement présentées, des artistes et des chercheurs accueillis en résidence, des rencontres y favorisent les échanges entre artistes, historiens de l’art, écrivains…
https://www.kerguehennec.fr/collection-pierre-tal-coat

crédits photos : Thomas Hennocque/ADAGP/Paris 2019


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